Yves Cortez
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| And what is that obscure italic language from which the romance languages come from instead of Latin? Umbrian, Venetian? |
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| I can't comment about other forums , but greg on antimoon is a die hard French nationalist who writes in French all the time, even in the English section. |
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"Very hypotetical, this non-Latin italic language, since not one single written latin text has come to us mentioning it...."
"The theory of some mysterious Italic language is idiotic, it was nothing more than simplified Latin which could have some Italic influences." — Il n'y a pratiquement aucun texte latin non plus mentionant ce latin simplifié. Mais certains textes sous-entendent que le latin n'était pas nativement parlé par tous les Romains. Et que la classe lettrée utilisait le grec aussi volontiers que le latin (les fameux derniers mot de César ont été prononcés en grec. — Cette théorie n'est pas si idiote (le cas du mot 'guerra' est anecdotique, inutile de se focaliser dessus). Certains phénomènes dans la genèse des langues romanes restent inexplicables autrement. Il est impossible que le latin ait pu évoluer en 400 ans pour donner l'italien moderne. L'analogie avec l'anglais ne tient pas. Au Moyen-Age l'anglais a énormément évolué car il a été exclu pendant 3 siècles de la sphère offcielle et culturelle (entre Beowulf et les Canterbury Tales il n'y a pas grand chose). Tout différent était le cas du latin. Il était fortement maintenu par l'unique structure organisée en Europe, l'Eglise, qui avait pris la succession de l'Empire romain. Le latin n'aurait logiquement JAMAIS dû disparaître là où il était censé être parlé ! D'autre part, malgré leurs considérables différences, les langues romanent gardent un certain nombre de faits grammaticaux communs très éloignés du latin. La structure analytique, ou encore la formation du futur (racine du verbe + 'avoir' conjugué). Impossible que des peuples différents aient pu spontanément inventer en parallèle de telles formes. Donc, elles étaient là AVANT, héritées du vernaculaire propagé par les militaires romains. Qu'on nomme ce vernaculaire 'vieil italien' ou 'latin vulgaire', peu importe. Le point décisif est qu'il est certainement plus ancien qu'on croit généralement, a été très tôt d'usage universel. Le latin aurait donc été dès avant J.C. ce qu'il était au Moyen-Age, une langue morte réservée à l'écrit, selon Yves Cortez : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Extraits: << Ma thèse est la suivante : le latin a été la langue unique des Romains jusqu’au IIIe siècle avant J.-C., puis, le latin a été submergé par l’italien, mais est resté la langue du pouvoir et la langue des lettres. Aussi, dès le IIe siècle avant J.-C., les Romains étaient bilingues : ils utilisaient l’italien comme langue parlée et le latin comme langue écrite, et ce sont ces deux langues que les Romains ont apportées dans toutes les régions qu’ils ont conquises. Ainsi en France, en Espagne et en Roumanie les peuples ont abandonné leurs langues respectives pour adopter l’italien comme langue parlée et n’ont utilisé le latin qu’à l’écrit, comme le faisaient les Romains. Il est vraisemblable que les Romains appelaient leur langue parlée : le « roman ». Pour éviter toute confusion avec l’usage que nous faisons de ce mot aujourd’hui, j’appellerai la langue parlée par les Romains : l’« italien ancien ». C’est à dessein que j’emploie ce terme car les Romains ne parlaient pas un latin déformé, dénommé parfois « latin vulgaire » ou « bas latin », mais parlaient une autre langue, qui n’a pas pour origine le latin, et qui était déjà de l’italien. Le bilinguisme langue parlée/langue écrite n’a rien d’exceptionnel. Au début de notre ère, à Jérusalem, l’hébreu, langue parlée par les juifs jusqu’à cette époque, cède la place à l’araméen, mais garde son statut de langue de la religion et de la littérature. Les juifs du temps de Jésus-Christ étaient bilingues, ils parlaient araméen et écrivaient en hébreu. La forte divergence entre le latin et les langues romanes fait débat depuis longtemps chez les latinistes et les linguistes. En 1940, le linguiste danois Louis Hjelmslev concluait ses recherches par ces mots : « la langue-mère que nous sommes amenés à reconstruire n’est pas le même latin que celui qui nous est transmis par la littérature. » En 1953, le linguiste français Jean Perrot observe lui aussi que la langue-mère qu’il a reconstruite à partir des différentes langues romanes « ne correspond pas à l’état du latin que nous connaissons ». Ils découvrent l’un et l’autre une langue-mère très différente du latin, mais ils n’osent pas s’éloigner du dogme et affirmer qu’en fait d’« autre latin » il s’agit tout bonnement d’une « autre langue ». En 1985, le grand latiniste Jozsef Herman reconnaissait au congrès international de linguistique et de philologie romanes, devant un parterre de lettrés venus du monde entier : « Nous autres romanisants, avec tout au plus les historiens de la langue latine, sommes à peu près les seuls à savoir qu’en ce qui concerne le processus même de transformation du latin en langue romane nous avons plus d’hypothèses et de controverses que de certitudes [...] » En cette fin du vingtième siècle, plus les recherches s’approfondissent et moins les chercheurs s’accordent sur une explication de la transformation du latin en langues romanes. Les difficultés viennent du fait que les chercheurs sont prisonniers du dogme selon lequel les langues romanes viendraient du latin et s’ingénient à trouver des explications à toutes les supposées transformations du latin. Ils essaient donc d’expliquer la disparition des déclinaisons, du genre neutre, des verbes déponents, des adjectifs verbaux, et l’apparition des articles, du passé composé, du conditionnel… Et ils n’y arrivent pas. >> http://yvescortez.canalblog.com |
